Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 12:47

Quel sentiment étrange d'avoir échappé à quelque chose tel que la mort. C'est un sentiment très particulier, comme celui de se faire tirer dessus, de voir des gens se faire tuer, d’être dans des lieux étrange et parfois perturbant si nous restons dans notre identité humaine... si la chrysalide ne devient pas papillon. Ce sentiment m'a accompagné et m'accompagne toujours un peu.

 

La semaine dernière j'ai eu l'erreur de fumer de l'herbe. Ça faisait longtemps et je voulais voir si c'était comme avant Non et au grand non. Ça n'a plus rien à voir. C'est devenu totalement destructeur en vérité. J'ai été écrasé sous un sentiment de n’être rien, contemplant ma solitude et de savoir face à face qu'un rien peux me détruire. Être écrasé sans l'ombre de la pitié. Il est vrai que ce sentiment terrible que celui d’être une sous merde, d’être sale, bafoué est très pesant et difficile. Au point que quand on a plus rien, rien de chez rien, la mort peux sembler quelque chose afin de faire cesser tout ça.

 

Cependant, dans ces moments, il est évident que je ne peux mourir, car tout ce qui m'est arrivé, vu et expérimenté ferait de moi quelqu'un de profondément indigne. Ne méritant simplement rien. Ou de crever dans un coin tel un chien sous les huées du Monde. Très clairement. Pourtant, j'ai eu l'impression que cette éventualité temporelle existe. Des probabilités temporelle parallèle ou je suis mort, car je n'ai pu tenir le coup sous un poids quotidien parfois très lourd. Trop peut-être. Il n'y a rien à faire, juste à avancer comme un voyageur impénitent, poussé par une force aussi divers qu'est l'expression symbolique du Monde. Multiplicité dans l'Unité.

 

Suite à des réflexions sur les probabilités temporelle, qui est un sujet majeur voir même central, de nombreuses pensées ont écloses dans mon esprit. Je n'avais pas à les chercher, elle venaient à moi ou étaient en moi... c'est au choix. Pensées sur pleins de choses et notamment les « gris » ou ceux que de trop nombreuses personnes nomment ainsi. La complexité du sujet sous cette simple appellation est incroyable, car ils sont très complexe et d'une grande richesse. Les objectifs, les tressages temporelle, etc. Le lendemain de ces pensées une boule lumineuse est venue danser au loin dans les nuages, puis est partie avalée par les nuages qui arrivaient en masse déversant sur la ville une coulée glaciale de neige fondue, puis le soleil réapparu. Chaud et confortablement réconfortant par sa chaleur en ces moments triste et froid.

 

Dans ces terribles moments ou seul la mort deviens une presque délivrance, on s’aperçoit que notre « Dieu » intérieur est la seule Vérité considérable. La seule et unique. Il suffit de s'asseoir en soi afin de revoir tout illuminé en soi, de sentir cette tranquillité, cet apaisement implacables nous inonder. De ressentir le Monde et de savoir intimement, que la solitude n'existe pas, car tout est 1. De savoir et presque ressentir que l'Univers est dans le creux de sa main et qu'il faut finalement peu pour devenir. Devenir ne pouvant vraiment se faire sans un consentement général, car alors il faut avoir une grande sagesse et une fine perception pour disposer des pouvoirs endormis de l'Homme. Que ces possibilités deviennent aussi naturelle que respirer. Je me suis rappelé un passage du Nouveau testament ou Jésus dit (en gros) « il ne faut plus rien avoir en ce monde pour rencontrer « Dieu » ». Quelle Vérité ! Pure Vérité que ceci. Ne rien avoir et n’être rien. Un petit rien du tout... et pourtant si précieux. Si beau.

 

J'ai d'ailleurs fait un rêve étrange cette nuit, car je jouais avec la Mort. Enfin, je ne sais pas trop si je jouais. Mais j'étais en tout cas avec elle, chez elle. Elle vit dans une tour d'os énormissime. Très belle et finement construite. Nous étions dehors, sur une sorte de replats rocheux planant dans l'espace, des étoiles se trouvaient partout... ou elles semblaient être des étoiles. Elle était devant moi, enroulée dans une sorte de drap blanc flottant dans l'air, son visage était un crane mais qui semblait animé et vivant. Une légère odeur de pourriture et de charogne émanait d'elle. Odeur douçâtre et pas tellement désagréable. Elle me présentait des petits paquets empaquetés dans des tissus blanc et la même odeur émanait d'eux. Il me semble en avoir choisis un. Nous discutions aussi, puis elle partie. Puis, je me suis retrouvé chez des gens ou le mari a eu un accident terrible sous mes yeux. Il devait être mort, mais il s'est relevé.

 

Ce rêve m'a rappelé un autre que j'ai fait il y a longtemps. Je trouvais avec trois « roux ». Un me prends dans ses bras les larmes aux yeux. Tous étaient très émus. Puis m'ont poussés vers une grosse dame, une sorte d'iranienne dans un foulard noir des pieds à la tête. Nous étions dans un caveau avec plein de squelettes et d'autres corps en train de se décomposer doucement. L'odeur était douçâtre, mais la couche de champignon était impressionnante. Elle me dit de la suivre et nous marchons dans cet endroit. On s’arrête devant un squelette, puis elle sort une petite pierre rectangulaire gravée du ventre du squelette. Elle la nettoie et me dit de l'avaler. Je la regarde, mais elle part et va dehors. Je me souviens que par la porte, il y avait du sable et que donc nous devions être dans le désert. Il y avait un soleil incroyable qui contrastait avec la fraicheur et l’obscurité de l'endroit. Elle se trouvait sur le seuil de la porte et elle hurlait, tenant son voile, tournant avec. Je me promène dans l'endroit la pierre à la main et je vois au fond un homme qui médite. Un policier thaïlandais qui enquête sur une affaire difficile. Le gars était assis avec des champignons recouvrant les épaules, le long du dos de son costume gris. Alors, j'avale la pierre qui a eu du mal a passé, tellement de mal que j'ai pensé mourir. Cette difficulté à avaler ma même réveillé et j'étais dans mon lit à lutter, sentant quelque chose descendre le long de mon œsophage et moi le faisant fonctionner pour faire coulisser ce truc. Puis, il est passé. Des choses se sont modifiées, mais c'est très difficile à dire.

 

Parfois une chute de morale peux amener à de nouvelles choses. Comme une sorte d'évolution. La constriction arrachant notre ancienne enveloppe sous peine de mort direct.

 

Des jours nouveaux sont devant.

Par Aurélien
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